Je vais faire un argument d’autorité sur le sujet : sans pour autant pouvoir le prouver car je ne tiens pas à me doxxer, mon expertise académique en sciences économiques me permet de certifier qu’il s’agit d’un mythe à bannir des conversations sérieuses. Plus personne n’y croit depuis 50 ans, à part des propagandistes néolibéraux qui veulent s’en servir pour justifier de ne pas augmenter les salaires (même les économistes néolibéraux ne les soutiennent pas).
J’ai parcouru en diagonale ton PDF, et je soulève cet élément important :
many worried that inflation would emanate from a tight labor market […] causing wage inflation that would then produce price inflation. This is not how inflation played out though. Instead, price inflation and profit margins soared, while wage growth picked up later and more gradually, implying an initial fall in real wages.
Le cas d’étude dont ils tirent leurs données, l’épisode inflationnaire post-COVID, ne soutient pas la théorie de la spirale prix-salaire. Ils observent qu’une hausse des prix a été suivie d’une hausse des salaires, ce qui est cohérent, on se souvient tous de la nécessité politique de relancer le pouvoir d’achat après le COVID. Mais il n’y a pas eu d’effet de boucle par la suite.
the fact that nominal wage growth is currently exceeding price inflation can be given a benign interpretation, as a sign of real wages going back to trend and not necessarily as a concern of an ongoing spiral
Ils avertissent d’une possibilité mathématique (rejetée par la majorité des économistes on rappelle), sans pouvoir la soutenir empiriquement, vu que leur propre dataset trahit leur théorie. La réalité de l’économie ne se passe pas en circuit fermé.
L’étude de référence moderne sur le sujet est Wage-Price Spirals: What is the Historical Evidence? , qui a été commandée par le FMI pour essayer de mesurer les risques à long terme des politiques économiques liées au COVID et à L’Ukraine. La conclusion en est qu’une minorité d’accélérations simultanées de prix et de salaires débouchent sur une accélération durable des deux, et dans tous les cas ces “boucles” sont justifiables par des éléments extérieurs qui sont à prendre en compte individuellement.
Je vais faire un argument d’autorité sur le sujet : sans pour autant pouvoir le prouver car je ne tiens pas à me doxxer, mon expertise académique en sciences économiques me permet de certifier qu’il s’agit d’un mythe à bannir des conversations sérieuses. Plus personne n’y croit depuis 50 ans, à part des propagandistes néolibéraux qui veulent s’en servir pour justifier de ne pas augmenter les salaires (même les économistes néolibéraux ne les soutiennent pas).
J’ai parcouru en diagonale ton PDF, et je soulève cet élément important :
Le cas d’étude dont ils tirent leurs données, l’épisode inflationnaire post-COVID, ne soutient pas la théorie de la spirale prix-salaire. Ils observent qu’une hausse des prix a été suivie d’une hausse des salaires, ce qui est cohérent, on se souvient tous de la nécessité politique de relancer le pouvoir d’achat après le COVID. Mais il n’y a pas eu d’effet de boucle par la suite.
Ils avertissent d’une possibilité mathématique (rejetée par la majorité des économistes on rappelle), sans pouvoir la soutenir empiriquement, vu que leur propre dataset trahit leur théorie. La réalité de l’économie ne se passe pas en circuit fermé.
L’étude de référence moderne sur le sujet est Wage-Price Spirals: What is the Historical Evidence? , qui a été commandée par le FMI pour essayer de mesurer les risques à long terme des politiques économiques liées au COVID et à L’Ukraine. La conclusion en est qu’une minorité d’accélérations simultanées de prix et de salaires débouchent sur une accélération durable des deux, et dans tous les cas ces “boucles” sont justifiables par des éléments extérieurs qui sont à prendre en compte individuellement.
Ok merci pour l’article, je vais lire.